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Les golfs sont à un tournant de leur histoire ...

 

 

Les golfs français arrivent à un tournant de leur histoire, sur le plan des parcours et de leur gestion technique. Trois raisons sont primordiales dans cette évolution : la clientèle croissante, la climatologie changeante, l’impératif de gestion écologique.

 

Clientèle croissante

La grande majorité des parcours de golf a été créée il y a plusieurs dizaines d’années. Elle faisait le bonheur d’un nombre restreint de joueurs, une « élite » capable d’investir des moyens financiers pour assouvir sa passion. La baisse relative du prix des matériels, l’engouement progressif pour un sport de plein air « atypique » et le regroupement de nombreux parcours au sein de « chaînes golfiques » ont abouti à un accroissement notable de la population golfique. Pour exemple, notre golf de Saint-Laurent, créé en 1975, comptait environ 40 membres à ses débuts. Le nombre d’abonnés est passé à environ 500 en 2005 et 900 en 2021. Les parcours ont enregistré 80.000 départs en 2020, avec en moyenne 250 départs par jour et des pics à 500 en août.

 

Un tel accroissement d’activité entraîne, bien évidemment, une dégradation croissante du terrain au quotidien, liée au piétinement plus intense et à l’augmentation des dégâts de jeu (divots, pitchs).

 

Climatologie changeante

Nul ne peut, à notre époque, ignorer les changements climatiques dans le sens d’un réchauffement, progressif mais surtout en accélération depuis quelques années.

Nul ne peut, non plus, ignorer les modifications inexorables de la flore et de la faune, liées à l’emprise humaine croissante sur la nature « originelle » (extension des villes et infrastructures, modifications des terrains pour des cultures plus extensives et rentables, intensification des monocultures, etc).

 

L’ensemble de ces modifications impacte déjà largement l’équilibre paysager des golfs, souvent considérés par les utilisateurs comme un archétype idéal d’espaces verts. Cet équilibre change et continuera à changer, imposant aux équipes d’entretien de s’adapter en permanence et si possible d’anticiper les solutions.

 

Impératif de gestion écologique

Dans de nombreux pays, dont la France, les populations, les gouvernements, les administrations intermédiaires déclarent une prise de conscience d’un besoin (d’une obligation ?) d’évolution écologique de nos modes de vie. Depuis plusieurs années, cette prise de conscience est évidente parmi les gestionnaires (administratifs et techniques) de golfs. L’exemple typique est l’utilisation de l’eau et il est devenu problématique en France d’envisager l’arrosage de la totalité d’un parcours pour garantir la qualité optimale d’un fairway. Chaque golf essaie désormais de viser la parfaite autonomie.

Comme en agriculture, la tendance est à un retour à une gestion « raisonnée » de tous les espaces verts. Le garant de cette tendance dans les espaces golfiques est la Fédération Française de Golf. Depuis plusieurs années déjà, elle multiplie actions et directives pour encadrer l’évolution écologique des golfs. La création en 2015 d’un Programme National d’Etudes de la biodiversité des golfs français, en partenariat avec le Museum National d’Histoire Naturelle, avec mise en place d’un dispositif de labellisation des clubs en est un exemple majeur.

 

 

 

Il apparaît évident que la Commission Terrain de l’AS du Golf de Saint-Laurent doit se pencher sur l’ensemble du problème afin d’en comprendre les enjeux et les évolutions probables qui, obligatoirement, impacteront au quotidien nos activités golfiques. Au fil de thèmes successifs, nous allons essayer de transmettre de manière simple les tenants et aboutissants de cette évolution des terrains de golf.

 

Nous avons choisi d’intituler cette nouvelle rubrique « Notre golf de Saint Laurent et mutation écologique ». Notre premier thème présentera les premiers concernés par cette évolution écologique, à savoir l’équipe de jardiniers du Golf de Saint-Laurent.

 

Les jardiniers du Golf de Saint Laurent